CONSTRUCTION
D'UN MODULE HO

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Cette page est consacrée à la réalisation d'un module ferroviaire à l'échelle HO. La norme des interfaces n'a ici aucune importance, le seul but est de guider les néophytes. L'avantage de la construction modulaire est de traiter chaque élément comme un diorama fini dans un temps raisonnable, à la différence des grands réseaux, qui ne sont pas toujours terminés.

SOMMAIRE :

Le sujet

Il existe 2 méthodes pour trouver le sujet d'un module, soit imaginer (mais il faut une bonne connaissance de l'archéologie ferroviaire), soit s'inspirer d'un site réel. J'ai choisi de reproduire le viaduc se trouvant à la sortie de la gare de Saint-Aignan-des-Gués, sur la ligne à voie unique ORLEANS-SULLY/LOIRE. Une rapide promenade sur les lieux me permit de faire des photos et des croquis qui vont servir tout au long de la réalisation du module. La réduction au 1/87 d'un viaduc à 7 arches sera fait de compromis, car loger un tel ensemble dans un module de 920 mm de long n'est pas chose aisée, bien qu'au final, c'est l'harmonie que dégage l'ensemble qui compte.

L'interface

La norme choisie dans cette exemple est celle du FREMO, mais toute autre norme est possible . L'interface est en CTP de 15 mm, ce qui est un minimum pour avoir une parfaite rigidité de l'ensemble, surtout lors des multiples montage-démontage en expo . La plupart des efforts se répercute sur ces éléments. Cette épaisseur permet aussi un parfait vissage/collage des faces avant sans rajout de tasseau de renfort .

 

Le caisson

Le caisson est réalisé en CTP de 10 mm et renforcé d'entretoises (dans ce cas un plateau en CTP de 10 mm supporté par 2 tasseaux) . Il est très important de construire un caisson rigide, car lors des démontages répétés, le relief peut se détériorer (fissures) .

Les pieds

 Chaque module d'une longueur supérieure à 500 mm doit être équipée de pieds démontables et réglables en hauteur . Ils sont construits en tube d'acier d'une section carrée de 16 mm. Un écrou est soudé à la base de chaque pied pour y mettre une vis tête fraisée M8 qui servira à la mise de niveau du module. Chaque pied est enfiché dans un tube de section carrée de 20 mm soudé sur une platine en tôle de 1,5 mm. Cette platine est fixé au module par 4 vis TF M5.

Le pont ferroviaire

Partant d'un site réel, le choix de l'architecture est très rapide, par contre le choix du modèle au 1/87 est plus délicat.

3 solutions sont possibles :

Pour un module devant être démonté régulièrement, je recommande d'utiliser un modèle de construction personnelle ou un modèle en plastique. Les contraintes mécaniques sont grandes lors des transports, et il serait dommage de détériorer un modèle en plâtre synthétique de construction artisanale valant souvent très chèr, cette solution est à réserver au réseau fixe. Pour ce module devant être souvent déplacé, j'ai choisi le modèle SAI. Il respecte bien les proportions, le type de maçonnerie, hormis l'absence de crennelage sous le tablier qui sera confectionné à partir de baguettes EVERGREEN. Une fois monté en suivant les consigne du constructeur, il faut le patiner avec quelques gouttes de peinture ocre et terre de sienne diluées dans l'acétone, et passées sur l'ensemble du modèle pour lui enlever le brillant du plastique. Les coulures et traces de salpêtre sont réalisées avec des pastels gras vert et blanc .

Les rambardes, livrées avec le modèle SAI, sont très grossières . Je les ai remplacé par une réalisation en laiton photogravé d'ARCHITECTE DE FRANCE .

 

Le relief

Pour ce module, j'ai choisi d'utiliser la technique du grillage recouvert d'un mélange d'enduit type POLLYFILA et de colle à bois. Il faut tout d'abord simuler le relief avec des morceaux de carton jusqu'à l'obtention de volume harmonieux puis reporter les formes définies sur du CTP de 10 mm pour réaliser les couples qui supportent le grillage. Celui-ci est fixé sur les couples par agrafage sans trop le tendre pour avoir un relief irrégulier. Il est ensuite recouvert d'un mélange d'enduit et de colle à bois (une solution moins économique est de recouvrir le relief de bandes plâtrées) . Après un sèchage de plusieurs jours, l'ensemble est recouvert d'une couche de peinture glycéro brun van dyck qui évitera les taches blanches au travers du flocage.

 La voie

Pour ce module, j'ai utilisé 2 produits nouveaux pour moi. La semelle est faite de bandes de 48 mm de large en dépron de 6 mm d'épaisseur. J'ai biseauté les cotés, à 45°, au cutter à lame neuve. Le choix de ce matériau fut dicté par le faible niveau sonore dû au bruit de roulement et à son faible coût. Le 2ème produit est la voie ROCO code 83. Etant adepte de la voie PECO fine scale, je voulais faire une comparaison objective entre les 2 produits. La différence de hauteur est faible et peu visible par le spectateur lorsque les 2 types de voies sont bout à bout. Je trouve les 2 produits de qualité identique, reste que la voie ROCO est d'un style plus germanique.

L'alimentation de la voie se fait par 2 fils soudés sous le profil entre 2 traverses, ce qui rend l'alimentation pratiquement invisible .

Après avoir tracé l'axe de la voie, avec un feutre indélébile, j'épingle la voie. Pour cela il faut au préalable percer tous les 10 cm un trou de 1 mm dans les traverses. Soulever légèrement la voie épinglée pour déposer quelques gouttes de colle vynilique tous les 10 cm. Reposer la voie, vérifier l'alignement, mettre des poids sur toute la longueur pour avoir une parfaite adhérence au collage entre les traverses et la semelle. A ce stade, je patine les flancs de la voie avec de la peinture Humbrol N° 113. Il faut ensuite encoller les bords de la semelle en dépron et y déposer le ballast. Je fais en général un mélange de ballast Woodland chamois et de sable naturel. Je l'étends sur la colle, puis je le répartis avec un pinceau. Je remplis ensuite l'intervalle entre les traverses avec le mélange que j'étale au pinceau. Il faut veiller à ne pas dépasser le niveau des traverses pour que le matériel roulant puisse rouler . Si la répartition me satisfait, je fais un mélange d'un tiers de colle vynilique et 2 tiers d'eau plus quelques goutes de liquide vaisselle. Avec un vaporisateur, je mouille le ballast, puis avec une seringue, je dépose le mélange de colle. Une fois sec, le ballast est parfaitement fixé.

 

 

 

Le flocage

Les flocages du commerce que j'utilise proviennent de chez WOODLAND SCENIC et HEKI. Les ravins sont floqués d'un mélange de terre naturelle séchée, de poudre verte (T49) et de mousse moyenne (T62, T63). Les zones herbeuses sont en poudre verte (T49). Le champ fraîchement labouré en poudre (T42). Les herbes hautes sont faites à partir de chanvre de plombier coloré dans un mélange liquide de peinture acrylique verte. Tous ces produit sont collés avec de la colle vynilique rapide. Astuce : une fois la colle bien sèche, retourner le module sur une feuille de papier pour récupérer le flocage non adhérent.

Les arbres

Voir fiches pratiques

 

Les étangs

Après avoir défini l'emplacement des étangs, j'en modèle les formes à l'aide de plâtre. Une fois les volumes bien secs, je passe une premier couche de peinture acrylique verte. Puis, en partant du centre vers les berges, un dégradé de brun. Quand la peinture est sèche, j'ajoute des brindilles, du sable, des cailloux, des herbes hautes. Pour réaliser l'eau, j'utilise une résine thermofusible Woodland scénic "E-Z WATER" qui est très réaliste. Elle a un inconvénient, elle doit être utilisée hors de la présence des enfants, car les brûlures occasionnées par ce genre de produit sont souvent très graves. Je verse doucement le liquide dans le fond de l'étang. Si des bulles apparaissent, je réchauffe la zone avec un petit fer à souder pour refluidifier la résine.

 

Les petites finitions

Les poteaux télégraphiques sont réalisés à l'aide de pics à brochettes, peints d'un mélange de terre d'ombre et de terre de sienne. Puis la base est foncée avec du noir imitant le goudron. Les traverses et les isolateurs proviennent de sets MKD.

 


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